Dimanche 25 janvier 2009
7
25
/01
/Jan
/2009
15:10
Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh! Mes très chers skakatologues préférés et amateur de kkpoésie, je me dois de vous faire dékkouvrir en ce jour mon tekkxte préféré. Il
s'agit d'un kkpoème intitulé A la recherche de la fécalité, d'Antonin Artaud. Ahhh, c'est tellement beau la poésie......... ce texte est tellement
kkmerveilleux...... Et kkquand on vous dit sur ce blog que le caca et les squelettes sont intimement liés, en voici une preuve irréfutable!
Je vous kkcopie le texte en dessous du lekkteur, pour kkque vous puissez mieux
suivre et admirer la kkbeauté de ce texte................
Bon je vous kklaisse, tant d'émotions, ça stimule!!
"Là où ça sent la merde, ça sent l'être. L'homme aurait très bien pu ne pas
chier.
Ne pas ouvrir la poche anale. Mais il a choisi de chier ! Comme il aurait choisi de vivre! Au lieu de consentir
à vivre mort...
C'est que pour ne pas faire: caca! Il lui aurait fallu consentir à ne pas être. Mais il n'a pas pu se résoudre
à perdre l'être! C'est à dire à mourir vivant. Il y a dans l'être quelque chose de particulièrement tentant pour l'homme. Et ce quelque chose, est justement LE CACA!
Pour exister, il suffit de se laisser aller à être. Mais pour vivre, il faut être quelqu'un.
Pour être quelqu'un, il faut avoir un os! Ne pas avoir peur de montrer l'os! Et de perdre la viande en
passant.
L'homme a toujours mieux aimé la viande que la terre des os ; c'est qu'il n'y avait que de la terre et du bois
d'os! Et il lui a fallu gagner sa viande. Il n'y avait que du fer et du feu! Et pas de merde. Et l'homme a eu peur de perdre la merde; ou plutôt, il a désiré la merde. Et pour cela, sacrifié le
sang. Pour avoir de la merde, c'est à dire de la viande, là où il n'y avait que du sang, et de la ferraille d'ossements, et où il n'y avait pas à gagner l'être, mais où il n'y avait qu'à perdre
la vie...
O RECHE MODO
TO EDIRE
DI ZA
TAU DIRA
DO PADERA COCO
Là, l'homme s'est retiré! Il a fui! Alors les bêtes l'ont mangé... Ce ne fut pas un viol!
Il s'est prêté à l'obscène repas! Il y a trouvé du goût! Il a appris lui-même à faire la bête! Et à manger le
rat... Délicatement...
Et d'où vient cette abjection de saleté? De ce que le monde n'est pas encore constitué? Ou de ce que l'homme
n'a qu'une petite idée du monde, et qu'il veut éternellement la garder? Cela vient de ce que l'homme, un beau jour, a arrêté l'idée du monde! Deux routes s'offraient à lui: celle de l'infini
dehors; celle de l'infime, dedans. Et il a choisi l'infime dedans...
Là où il n'y a qu'à presser, le rat, la langue, l'anus... ou le gland. Et Dieu! Dieu lui-même a pressé le
mouvement.
Dieu est-il un être? S'il en est un, c'est de la merde! S'il n'en est pas un, il n'est pas! Or, il n'est pas.
Mais comme le vide qui avance avec toutes ses formes, dont la représentation la plus parfaite est la marche d'un groupe incalculable de morpions.
Vous êtes fou, Monsieur Artaud! Et la messe?... Je renie le baptême et la messe! Il n'y a pas d'acte humain
qui, sur le plan érotique, interne, soit plus pernicieux que la descente du soi-disant Jesus Christ sur les autels.
On ne me croira pas... Et je vois d'ici les haussement d'épaules du public. Mais le nommé: Christ, n'est autre
que celui qui en face du morpion: Dieu, a consenti à vivre sans corps. Alors qu'une armée d'hommes, descendue d'une croix où Dieu croyait l'avoir depuis longtemps clouée, s'est révoltée, et
bardée de fer, de sang, de feu et d'ossements, avance, invectivant l'invisible, afin d'y finir le jugement de Dieu."
Par Cacator
-
Publié dans : Scacatologie
2
Derniers Commentaires